Ridicule jeunesse

Ridicule jeunesse
# Posté le samedi 24 mai 2008 06:44
Modifié le jeudi 05 juin 2008 10:14

Fiu.

Fiu.
Jeudi 6 mars 2008
10:45


Je glisse mes clefs dans ma poche, enfouis mes écouteurs au fond de mes oreilles et descend les escalier deux à deux. Des notes fébriles de gratte s'amusent à chatouiller ma bonne humeur. Une batterie allègre et dansante. Un ridicule enthousiasme secoue mes boyaux. Les cheveux dans la brise, emportés par mon élan joyeux, ma vision s'estompe, comme un manège perdu dans le tourbillon de sa vitesse. Des échos de rires fantomatiques résonnent dans la cage d'escalier. J'interromps ma course effrénée, fait volte-face - au vide, retire un écouteur. Ma joie sautillante tourne brusquement au paroxysme de l'effroi. Rien. Pas même l'écho d'un bébé qui pleure, une porte qui claque, ou même le bruit étouffé de pieds traînant sur une moquette. Juste la rampe luisante d'une cage d'escaliers, des marches froides et des murs sobres, baignés dans une lumière jaunâtre. Un silence paradoxalement assourdissant. Emmurée, cloîtrée, emprisonnée dans mon silence. Et ma respiration s'accélère. C'est-ce moment là qu'a choisi la lumière automatique de l'immeuble pour s'éteindre. Plongée, baignée, noyée dans l'obscurité, j'ai perdu la notion de l'espace et du temps. L'obscurité totale, mes yeux fouillant les ténèbres pour trouver l'interrupteur, ou l'incarnation concrète de la solitude. Cherchant au plus profond de moi-même les mots qui correspondaient à ce sentiment étrange, qui m'enserrait le c½ur, j'ai juste réalisé que je détestais les lampes automatiques.
# Posté le samedi 02 février 2008 13:56
Modifié le jeudi 08 mai 2008 06:24

Mon front est un cimetière de boutons éclatés.

Mon front est un cimetière de boutons éclatés.
Lundi 24 février 2008
12:00
the feeling . sewn ♪







C' est en essayant de se comprendre soi-même que l'on se rend compte de la complexité de l'être humain. J'ai tende déceler les secrets que cachent les méandres de mon esprit. Ten de regarder derrière chaque rocher accidenté et abrupt du tunnel sans fond. Pour la trouver. Tenté de comprendre mes réactions, les questions que je me pose, les questions que l'on me pose, les relations que j'entretiens avec les Autres, la manière dont Ils me perçoivent. Ils me perçoivent mal. Il perçoivent quelque un d'autre, à ma place, et je tente de chercher cette inconnue au fond de mes tripes. En creusant dans la chair rougeoyante àme les ongles. Dans cette course effrénée, avec pour terrain de jeu ma chair et mon sang, je crois la trouver, elle se cache. J'aperçois une chevelure noire, légère et aérienne s'éclipser au détour d'un mur. Et je l'ai encore perdue. J'ai essayé de réfléchir, de déjouer sa stratégie, de trouver cette conne. Mes veines bouillonnaient, la circulation devenait chaotique aux carrefours de mes artères, des vaisseaux claquaient.

# Posté le mercredi 24 octobre 2007 11:46
Modifié le mardi 26 février 2008 13:17